Tout juste sélectionné en 28e position de la draft 2001, Tony Parker s'apprête à découvrir les exigences militaires de Gregg Popovich au cœur d'une franchise texane déjà championne.
Tony Parker est né le 17 mai 1982 à Bruges (Belgique), dès ses premiers entraînements aucun amateur de basket ne s’y trompe : William Tony Parker porte le même nom que son père, il s’est surtout lancé dans la même carrière sportive que lui. Originaire de Chicago, Tony Parker senior était un excellent défenseur, qui aurait pu évoluer avec les Bulls.
Évidemment, le petit Tony a été vite atteint par le virus. Après le divorce de ses parents, il vit avec son père, assistant à ses matchs. Mais c’est par le foot que Tony a débuté le sport, ce n’est que par la suite en voyant Michael Jordan qu’il opte finalement pour le basket. Mais le problème de la taille se pose alors devant lui, en effet TP a eu une croissance très tardive (vers 15 ans) mais finira finalement par se hisser à 1,88 m, sa petite taille avait déjà décidé de son poste : meneur.
Élu MVP du tournoi minimes de Salbris (1997), Tony est repéré par Lucien Legrand. L’entraîneur de la sélection des cadets et du centre fédéral de l’INSEP en profite pour embarquer le gamin dans cette double aventure.
Quatrième européen avec les cadets 81 (alors qu’il est né en 82), Tony confirme alors ses qualités de meneur. Il excelle en pénétration, se montre adroit devant le panier. Et lors de cette première année à l’INSEP, tourne à 15 pts de moyenne. Tony Parker a à peine 16 ans. L’équipe de l’INSEP enregistre cette année-là son meilleur résultat. Humble malgré ses ambitions, T.P. garde les pieds sur terre. Il sait que c’est un passage obligé pour voir plus haut. D’ailleurs, dans la foulée, il signe pour le Paris Saint-Germain et la Pro A.
Pour lui, la NBA, c’est le but ultime, le seul qui motive sa carrière. Il a ainsi été retenu pour participer au Nike Hoop Summit, une sélection mondiale contre les meilleurs juniors américains. Il y a tapé dans l’œil des recruteurs par son jeu et ses stats impressionnantes. Depuis, il est courtisé par toutes les universités américaines pour jouer en NCAA.
Tony Parker avance à grands pas. Il n’a pas peur de partir, a été éduqué dans la mentalité américaine. Tony avait fait son choix : son bac en poche, en septembre, il s’envolerait pour l’Amérique afin de participer à la draft NBA.
Avec l’équipe de France juniors, à Zadar (Croatie), il a obtenu ce qu’il convoitait, le titre de champion d’Europe de la catégorie, en même temps que celui de MVP du tournoi. Le prodige du basket français a décidé de se présenter à la draft 2001 et de réaliser son rêve : fouler les parquets de la NBA. Finalement TP voit son nom sortir le 27 juin à la 28e place de la draft. Direction les Spurs de San Antonio, champions NBA en 1999. “C’est l’équipe dans laquelle je voulais évoluer. Elle fait partie des trois meilleures équipes de la NBA et ils ont dans leur effectif deux grands joueurs, Tim Duncan et David Robinson. Ça va être fort ! Jouer avec eux, ça va me changer du championnat de France. C’est évident, ils vont me rendre le jeu plus facile”.
Jouer avec eux, ça va me changer du championnat de France. C'est évident, ils vont me rendre le jeu plus facile.
Avec du Recul
Si beaucoup d'observateurs doutaient alors de la capacité d'un jeune meneur tricolore à s'imposer en NBA, Tony Parker finira par décrocher quatre bagues, un trophée de MVP des Finales en 2007 et son intronisation au Hall of Fame en 2023. Gregg Popovich en a fait son stratège de confiance, balayant tous les préjugés sur les arrières européens.
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