Alors que les Clippers peinent à exister dans l'ombre XXL des Lakers au Staples Center, Elton Brand porte à bout de bras la franchise en tant que franchise player besogneux.
Intérieur soutier, Elton Brand est une véritable assurance statistique.
Il faut avoir vu Elton Brand arracher un rebond sous le cercle, entouré par trois défenseurs, puis remonter pour deux points et la faute, le voir émerger de cet amas humain, pour comprendre ce qui fait le quotidien de “E”. “Il ne relâche jamais son effort, il est doué, pour moi, c’est un jeune Charles Barkley”, décrit Shaquille O’Neal son co-locataire du Staples Center. “Il est juste un peu plus calme”.
Culminant à 2.03m, Brand est taillé dans le roc. 120 Kg de densité, qu’il emploie dans les raquettes avec une certaine intelligence, usant habillement de quelques mouvements que compte son maigre arsenal offensif. Tout se joue au timing, à l’anticipation, à la réaction, pour lui qui ne possède pas la finesse technique des fabuleux intérieurs de l’Ouest. Ces aptitudes en font, par exemple, le meilleur rebondeur offensif de la ligue et un surprenant contreur. Chez Brand, le travail est la base de tout.
“Je crois à l’entraînement. C’est là que l’on forge les bonnes habitudes et que l’on casse les mauvaises. Mon du but est d’avoir progressé à chaque fois que je pose le pied sur un parquet. Pour y parvenir, il n’y a pas de secret, il faut travailler.”
Le vétéran des Clippers, Eric Piatkowski, se félicite de l’exemple que donne le All-Star 2002. “Elton est le plus gros bosseur que j’aie jamais vu. C’est extrêmement important que votre meilleur joueur soit aussi celui qui travaille le plus”.
Cet engagement fait de Brand une garantie statistique depuis son arrivée en NBA, à 20 ans. Un double-double quasi-systématique, par tous les temps. Ses détracteurs existent, qui lui reprochent de n’être qu’un joueur de statistiques, sans réel impact sur le sort de son équipe et trop juste en défense. Pour les réduire au silence, Brand devra gagner, à Los Angeles ou ailleurs.
Il ne relâche jamais son effort, il est doué, pour moi, c'est un jeune Charles Barkley.
Avec du Recul
S'il a connu des sommets individuels aux Clippers avant de graves blessures au tendon d'Achille, Brand a finalement décroché sa bague de champion bien plus tard, en 2011, dans un rôle de mentor précieux avec les Dallas Mavericks.
Preuves d'Archive
Poursuivre l'Exploration
Ray Allen : Le gentleman assassin de la NBA
Shoot d'académicien, gueule d'ange et mental de tueur : retour sur les jeunes années de Ray Allen, le sniper ultime des Bucks avant son envol vers Seattle.
Shaquille O'Neal : Portrait d'un géant
Quand le Shaq débarquait dans la ligue avec sa domination physique unique et ses ambitions de rappeur platine.
LA Clippers : Toujours Aussi Cheap
En 2004, Donald Sterling refusait encore et toujours de sortir le chéquier pour épauler Elton Brand aux Clippers. Une habitude bien ancrée.
