Au sortir d'un Mondial 2002 désastreux pour Team USA à Indianapolis et alors que Tony Parker vient de décrocher sa première bague avec les Spurs, la NBA prépare l'arrivée de sa 30e franchise à Charlotte.
AP : Peut-on dire que la NBA est devenue une entreprise au rayonnement mondial ?
David Stern : Effectivement, nos matches sont désormais retransmis dans plus de 200 pays et les revenus de la Ligue ont augmenté de 500% en 20 ans. Je crois que l’on peut en être fier. Par ailleurs, l’instauration du salary cap, qui permet de plafonner la masse salariale des équipes sous peine d’amendes, a assaini je crois l’état financier de la plupart des franchises.
Dans une interview accordée à Associated Press (AP) le 10 février à New York, David Stern, commissioner de la NBA depuis 20 ans, envisage un développement de la NBA sur le plan mondial.
Ce processus d’élargissement des frontières s’inscrit depuis plusieurs années dans la volonté de la NBA de s’étendre. Après l’entrée l’année prochaine des Charlotte Bobcats, on entend de plus en plus parler d’une possible 31ème franchise qui pourrait voir le jour à Las Vegas.
Il est donc tout à fait normal que la ligue cherche à conquérir le Vieux Continent, étant donné le potentiel économique de l’Europe et le nombre de plus en plus important de joueurs européens ayant un impact majeur en NBA (Peja Stojakovic, Dirk Nowitzki, Tony Parker, Pau Gasol…).
L’Europe dans le viseur de la Ligue
AP : Quels sont les principaux axes de développement sur lesquels travaille aujourd’hui la NBA ?
David Stern : Je crois tout d’abord que nous avons un label, une marque déposée. Qui, dans le monde, n’a pas entendu ou vu au moins une fois notre slogan, « I love this game » ? Partant de là, on continue en essayant par exemple de développer notre ligue féminine (la WNBA). Et puis, dans le cadre de la mondialisation, nous poursuivons l’ouverture de bureaux NBA un peu partout sur la planète. Paris en a déjà un depuis quelques années.
AP : L’avenir de la NBA passe donc, au moins en partie, par l’Europe et la France ?
David Stern : Oui. Notre politique de développement passe aussi par la France car nous sommes partis d’un constat très simple éclairé par les résultats des récentes compétitions internationales : nous ne sommes plus les seuls, en Amérique, à bien savoir jouer au basket. Voilà pourquoi des projets existent avec, par exemple, la création de salles aux normes NBA d’ici deux ans. On a avancé du côté de Londres, Berlin et je vois bien des franchises NBA installées en Europe, dont une en France, au pays de Tony Parker, à l’horizon 2007-2008.
Je vois bien des franchises NBA installées en Europe, dont une en France, au pays de Tony Parker, à l'horizon 2007-2008.
Avec du Recul
L'idée d'une division européenne s'est rapidement heurtée aux réalités physiques de l'Atlantique et aux décalages horaires impossibles à gérer sur 82 matches. Si Paris et Londres ont finalement obtenu des matches de saison régulière ultra-prisés, les « Paris Frogs » en NBA sont restées au stade de fantasme de bureau.
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