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Kevin Garnett vs Peja Stojakovic : La course au MVP

Contexte

Février 2004 : Sacramento survole l'Ouest grâce au bras d'or de Peja Stojakovic en l'absence de Webber, tandis que Kevin Garnett signe le chef-d'œuvre statistique de sa carrière à Minnesota.

Galerie d'Époque (4 clichés)

Un point avant le All-Star Game sur les candidats au titre de MVP.

Vous vous demandez peut-être pourquoi nous avons fait uniquement un face-à-face entre Kevin Garnett et Peja Stojakovic.

Les éliminés de la course

En effet, pourquoi ne pas avoir choisi Tim Duncan qui a été élu les deux années précédentes ? La réponse est dans la question : la NBA aime innover et il est donc fort probable que le titre change de main cette année. De plus, Duncan est trop maladroit aux lancers francs et sa blessure du début de saison risque de lui coûter cher.

Ensuite pourquoi pas Jason Kidd ? Les Nets ont trop de difficultés cette saison et le titre reviendra sûrement au joueur qui a le plus d’impact et permet à son équipe de gagner.

Shaquille O’Neal ? Baisse de 7,5 points de sa moyenne de points par rapport aux années précédentes.

Tracy McGrady (T-Mac) ? Il évolue dans l’équipe la plus faible de la ligue même si ses statistiques le placent comme un favori potentiel.

Ensuite plusieurs joueurs pourraient prétendre au titre (Kobe Bryant, Jermaine O’Neal qui effectue une grosse saison…), mais pour des raisons diverses (blessures, etc.), il paraît quasiment impossible que le titre leur revienne.

Points faibles et stéréotypes

Cela nous amène aux points faibles de nos deux favoris.

Pour Stojakovic, il est plus qu’évident que son principal handicap va être sa nationalité. En effet, il est serbe, a appris à jouer au basket en Europe et n’a donc pas du tout la culture américaine (très individualiste) du basket. Il sera donc assez difficile pour Peja de conquérir ce titre de MVP, même s’il faut un début à tout…

En ce qui concerne Kevin Garnett, il est assez difficile de lui trouver des points faibles tant son jeu est complet et que ses statistiques sont constantes depuis maintenant plus de cinq ans. On peut quand même lui reprocher un manque de leadership, surtout en playoffs où son équipe n’a jamais réussi à passer le premier tour. Cependant, le titre de MVP concerne la saison régulière…

La bataille des chiffres

Du point de vue statistique, ils dominent totalement leurs concurrents. On peut quand même mettre un petit avantage à Kevin Garnett qui affiche des stats assez affolantes :

  • 24,4 points à 50,2% aux tirs
  • 14,2 rebonds
  • 5,2 passes décisives
  • 2,4 contres
  • 1,3 interception

Il est d’ailleurs le premier joueur à l’évaluation avec 34,33, loin devant Tim Duncan qui ne reçoit que 26,59 d’évaluation. Il est aussi le premier au classement des double-doubles.

Les stats de Stojakovic sont quant à elles plus qu’honorables :

  • 24,9 points à 50,1% aux tirs (dont 42,7% à 3 points et 91,9% aux lancers francs)
  • 5,7 rebonds

Peja réalise la meilleure saison statistique de sa carrière et fait partie des grands joueurs de cette saison au même titre que les Américains. Peja Stojakovic reste le meilleur shooteur pur de la NBA avec Ray Allen.

Le verdict

Revenons donc aux deux principaux prétendants. Ils jouent tous les deux dans deux très bonnes équipes :

  • Garnett, grâce au renfort à l’intersaison de bons joueurs que sont Latrell Sprewell et Sam Cassell, réussit à positionner son équipe parmi les ténors de la conférence Ouest.
  • Stojakovic, malgré l’absence de Chris Webber (blessé depuis le début de la saison), parvient à placer les Kings au premier rang de la ligue.

En définitive, « The Big Man » part quand même avec un avantage certain. Étant toujours placé mais jamais vainqueur, espérons pour lui que cette année sera la bonne, mais n’enterrons pas Stojakovic qui a de très bons atouts à faire valoir.

Pour Stojakovic, il est plus qu'évident que son principal handicap va être sa nationalité. En effet, il est serbe, a appris à jouer au basket en Europe et n'a donc pas du tout la culture américaine...
Le Debrief

Avec du Recul

Kevin Garnett finira par écraser les votes pour s'adjuger le MVP 2004 avec 120 voix de première place sur 123 possibles. De son côté, Peja terminera à une éclatante 4e place, prouvant qu'un joueur formé en Europe pouvait flirter avec les sommets, bien avant que Dirk Nowitzki, Giannis Antetokounmpo ou son compatriote Nikola Jokić ne normalisent les sacres MVP sur le Vieux Continent.

Preuves d'Archive

Archive 2004
Certifié
REF. BL-2004-6052
Fichier d'origine : page face a face.htm

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